Racines bourréacaises

Un jour ou l'autre nous nous posons la question de nos origines familiales. Ce qui suit essaye de donner quelques éléments de réponse à ceux qui ont des racines bourréacaises, au travers d'une histoire des anciennes maisons de Bourréac. A défaut d'autres informations, cette histoire se résumera au rappel des personnes identifiables qui y sont nées ou qui y sont venues d'ailleurs, qui y ont vécu ou qui ont migré sous d'autres cieux. Au fil des générations, les familles se créent, se maintiennent puis passent. Les maisons, comme des racines, restent. Elles continuent de garder la mémoire de ceux qui y ont vécu, comme des strates successives, mais c'est une mémoire qui ne se révèle que quand on cherche, quand on fouille. Le fil conducteur généalogique, comme la photographie, est essentiel à cet édifice du souvenir. Retrouver ses racines, c'est retrouver des noms, les liens qui les unissent et qui nous attachent. C'est aussi s'immerger dans la culture et les habitudes d'un passé révolu, pour tenter de saisir ce qu'il peut nous apprendre. 

Car cette exploration révèle aussi les liens tissés entre les maisons, liens qui finissent par s'oublier avec le renouvellement des générations. A travers eux on devine les ressorts d'une vie sociale et économique, au sein d'une communauté rurale, celle du village, élargie aux villages voisins immédiats. Jusqu'à la première guerre mondiale, les déplacements sont réduits. Ils se cantonnent au sein de cette communauté restreinte. En dehors des marchés, rares sont les échanges avec la ville qui est un autre monde culturel. L'acte fondateur de la famille, et par extension de la communauté, est le mariage, et il s'agit toujours de mariages "presque entre soi", au sein d'une communauté rurale fondée sur des valeurs partagées. La connaissance du contexte humain peut  parfois suggérer certains des facteurs qui ont pu y présider car bien souvent il s'agissait de mariages arrangés entre familles. 

Matériel
  • Les registres d'état civil, à partir de 1790. Certaines archives départementales ont été numérisées et peuvent être consultées en ligne. C'est le cas de l'état civil de 1805 à 1892. Mais, à partir de l'établissement de l'état civil, en 1790, jusqu'en 1805, il faut le consulter à Tarbes, aux Archives départementales, et certaines années sont manquantes. Au delà de 1892, il faut le consulter en mairie sauf si les registres ont été déposés aux Archives départementales en attente d'être numérisées. Avant d'entamer la recherche de certains actes, il faut consulter les tables décennales qui recensent les actes par année et ensuite lire les actes repérés.
  • Les registres paroissiaux, avant 1790. Pour Bourréac, ils sont numérisés et consultables en ligne de 1738 à 1789. Ces registres paroissiaux sont en fait plus des registres d'attestations de baptèmes, de mariages et d'enterrements religieux que des actes d'état civil comme ceux qui viendront après eux. Ils mentionnent toujours les noms des maisons mais ils ignorent souvent les patronymes. D'ailleurs les signataires des actes paroissiaux signent presque toujours avec leur nom de maison. Un gendre, une bru, importent leur nom de maison d'origine et y ajoutent celui de leur maison d'accueil. Mais avec des variations et très peu d'informations complémentaires. Ainsi on lit : le neuf avril 1746baptisée, même jour que naquit, Catherine Pouzadé Coulat, fille de Dominique¨Pouzadé Coulat et de Jeanne Coulat", c'est 'en cherchant qu'on apprend que le patronyme est Vilon pour Pouzadé et Cassou pour Coulat. La Révolution amène un changement radical. Elle introduit une rigueur dans la rédaction et l'enregistrement de l'état cvil, elle l'étoffe et elle impose le patronyme mais elle prohibe le nom de maison perçu comme lié à l'ordre ancien. Dans le cas qui nous occupe cela complique parfois la tâche pour rattacher tel patronyme à telle maison. Au cours du XIXème siècle, certains rédacteurs d'actes civils, soucieux à juste titre de précision plus que nostalgiques d'un ordre révolu, mentionneront parfois le nom de la maison.
  • Les données cadastrales. Non numérisées, elles sont consultables en mairie ou aux Archives départementales. Le plan cadastral napoléonien de 1809 est consultable en ligne. 
  • Avant la Révolution et pour les villages de la Baronnie des Angles, dont Bourréac, on dispose de l'arpentement de la Baronnie des Angles. Cet arpentement a été réalisé entre 1737 et 1740 à la demande du marquis de Lons, nouveau baron des Angles, à seule fin de mieux fonder l'assiette des redevances collectées à son nom  par un fermier dans toutes les maisons des villages faisant partie de la Baronnie, pour justifier une augmentation du montant de ces redevances. Ce document est conservé aux Archives départementales des Pyrénées Atlantiques, à Pau, où nous en avons photographié des parties.
  • Les photographies anciennes : une "recherche du temps perdu" au sens proustien, se nourrit évidemment aussi de photographies anciennes, rares malheusement.
  • Les informations orales sont précieuses, quand elles peuvent être rapportées ou suggérées avec la concision et la prudence nécessaires. Cette information est débutante. Nous espérons qu'elle pourra être abondée par des contributeurs

Les Maisons

A l'exception de la maison Torte, la liste des maisons n'a pas changé depuis l'arpentement de 1740  et on peut penser qu'elle est la même depuis beaucoup plus longtemps, tant la société rurale ou paysanne a été immuable pendant des siècles.

Etymologie : l'origine des noms de maison se réfère en particulier au "Dictionnaire du béarnais et du gascon moderne" de Simin Palay, ouvrage de référence édité par le CNRS (1974) ainsi qu'aux dictionnaires de toponymie gasconne. Les origines les plus fréquentes sont :

  • une particularité topologique comme arbaus, arcos, candaouan, coulat, hourcade, la haille, sendat, tort ou torte
  • le prénom d'un habitant qui a attaché son nom au lieu comme Cyprien, Nadaü pour Noël,
  • une activité humaine comme oustàu pour habitation, pousadé  pour reposoir ou lieu de dévotion temporaire édifié à cet endroit, borie pour bouverie, courtaou, pour enclos, bergerie
Pour faciliter la lecture, une couleur a été attribuée à chaque maison et aux personnes qui en sont issues. Le nom de la maison est parfois rapporté après le patronyme en fonction du nom de la maison lieu de naissance, tel qu'il l'a été aux origines ou par souci de précision ensuite. 
La rédaction a été entamée avec les anciennes maisons dites maisons patsannes. L'histoire au présent traitera ensuite des nouvelles maisons de Bourréac. En tant que mémoire des lieux elle sera abordée à partir des noms des parcelles sur lesquelles ces maisons ont été bâties pour accueillir les nouvelles familles de Bourréac. 

Au 28/09/2020, ce travail est toujours en cours de réalisation et est encore loin d'être achevé.

La maison Arcos 

Une rencontre, celle de Jean Pène, dit Jeannot de Cyprien,, dans la convivialité d’un repas communal, le 05 septembre 2010, est le point de départ déjà ancien de ce projet. Grâce aux contributions recueillies ce jour-là auprès d’Henri Abadie, Fernande Sanguinet et Jean Pène, elle permit  l'exploration de la "tribu Pène", ou descendance de Thomas Pène et de Jeanne-Marie Courtade, issue de la maison Arcos  et des alliances avec d'autres maisons de Bourréac-village et de Récahorts : Cyprien, Nadaü, Loustaü, Torte, Arbaoust et Sendat.  L'exploration de l'état-civil a fait le reste. 


Origine du nom  : Arcos ou Arcost, terme utilisé en montagne pyrénéenne pour désigner un abri, un endroit exposé au soleil et/ou abrité du vent, de la pluie. Ce peut être un patronyme. Source : dictionnaire de Simin Palay.

Patronymes associés à la maison: Courtade, Hourtiga, Pène, Abadie, Lacrampe et Moura. Courtade est le patronyme le plus ancien, il est parfois utilisé en lieu et place d'Arcos dans certains actes pour désigner le nom de la maison.

La maison dite en ço d'Estienne  qui la jouxte est le produit d'un détachement temporaire, le nom en est rappelé sur un panneau de bois mural.

Avant l'arrivée de Jean Marie Pène, venu de Lugagnan, la maison dite Estienne était vraisemblablement celle de Jean Eienne Hourtiga de la maison Candauan à Bourréac (voir maison Candauan). Jean Eienne Hourtiga est venu s'établir comme gendre à Arcos, en épousant Jeanne Marie Courtade. la maison Arcos était alors celle de la famille Courtade. La maison Arcos est parfois citée sous le nom de Courtade dans les actes d'état civil. 

La maison Arcos, et non la maison Estienne, est présente dans un recensement des maisons de Bourréac opéré en 1737- 1740, antérieurement à la séparation temporaire. Le nom Estienne est donc postérieur et résulte très vraisemblablement du mariage mentionné ci-après.

On relève, au XVIIIème siècle,  le nom de Simon Courtade, époux de Marie Prost, (dates de baptême, mariage et décès qont à rechercher dans le registre paroissial). Dont :

 Joseph Courtade Arcos (vers 1760 - 1815) époux de Andrée Hourcade Cyprien (maison Cyprien). Le cas de Joseph Courtade nous a posé problème car il est rapporté d'une part en tant qu'époux d'Andrée Hourcade avec descendance, d'autre part en tant qu'époux de Catherine Astuguevielle, dont descendance aussi, à Arcos. On est conduit à penser qu'il a été veuf d'Andrée Hourcade et qu'il s'est remarié avec Catherine Astuguevielle. Les actes civils que nous avons consultés ne le mentionnent pas. Des années 1790 sont manquantes dans les Archives. Cela reste donc à préciser même si c'est le plus probable. C'est sa decendance avec Andrée Hourcade qui a fait souche à Arcos, dont  Jeanne Marie Courtade Arcos ( 1790 -1835) et  Jean Marie Courtade (1793 -1864)

  1. Jeanne Marie Courtade Arcos ( 1790 -1835)  épouse, le 15 germinal an XIII (5 avril 1805),  Jean Etienne Hourtiga (1778 - 1862), né à Bourréac dans la maison Candauan. Il s'établit vraisemblablement dans la maison désignée aujourd'hui En ço de Estienne liée à Arcos.  Comme déjà mentionné, Il est vraisemblable que la maison dite ço de Estienne ne soit que le résultat d'un détachement temporaire issu de la maison Arcos, après l'établissement d'Étienne Hourtiga et de son mariage avec Jeanne Marie Courtade Arcos. Dont :
  •  Madeleine Hourtiga (1825 - 1855) se marie avec Jean-Marie Pènené le 24 octobre 1806 à Lugagnan. Il est le fils de Jacques Pène, décédé le 08 septembre 1845, époux de Jeanne-Marie Vilon dite Pouzadé, domiciliés à Lugagnan. Jean-Marie Pène est décédé le 9 mars 1884 "en la maison Courtade" tel que mentionné dans son acte de décès, donc après la réunion des deux maisons. Dont un fils :
  • Thomas Pènené le 06 janvier 1853, décédé le 08 février 1909, dit Thoumasset d'Arcos, maire de Bourréac de 1892 à 1909, en exercice au moment de son décès. Son mariage, le 8 février 1875, avec Jeanne-Marie Courtade, née le 4 juillet 1854 et décédée le 10 octobre 1929 à Bourréac, fille de Louis Courtade (maire de Bourréac de 1873 à 1877) et de Sophie Domec (maison Cyprien), consacre la fusion des deux familles voisines, Courtade et Hourtiga,  et donc la réunification d'Arcos. Ils eurent 8 enfants dont vécurent : Léonie, l’aînée, et 5 garçons (Émile, Joseph, Julien, Dominique et Noël) , dont :
    • Léonie Pène ( 1878 - 1942), fille aînée maintenue à Arcos, épouse de Jean Pène (...) (simple homonymie qui permit au nom de se maintenirà Arcos), dont :
      • Henri Joseph Julien Anyoine Pène (1902..-), établi à Paris
      • Joseph Marcel Pène (1910 -), commerçant dans le Sud-Ouest, époux de Jeanne Abadie née à Sère-Lanso, soeur de Jean-Marie
      • Jeanne Pène ( - 1933), épouse le 30 avril 1929, de Jean-Marie Abadie né à Sère-Lanso,  dont : 
        • Yvonne Abadie (1930 - ), épouse de Paul Abely, médecin chef de l'hôpital psychiatrique Sainte-Anne à Paris, dont : Michel Abély , professeur de médecine pédiatrique, CHU de Reims
        • Madeleine Abadie (1931 -), épouse de René Lacrampe (...-), né à Saint Pé de Bigorre, dont : 
          • Régine Lacrampe (...-), épouse de Robert Castaing (...-) à Lamarque, dont :
            • Sonia Castaing (...- )
            • Hélène Castaing (...- )
          • Charles Lacrampe (...-), maire de Bourréac (1989 - 2008 et 2020 - 2026), époux de Michèle Claverie (...-), dont :
            • Thibaud Lacrampe (...- )
            • Gauthier Lacrampe (...- )
          • Marie-Noëlle Lacrampe (...-), dont, avec Philippe Moura (...-) :
            • Guillaume Moura (...- )
            • Clément Moura (1991.- )
        • Henri Abadie (1932 -), époux de Thérèse Gouarde, dont :
          • Agnès Abadie (...- )
          • Bernard Abadie (...- )
    • Émile Pène (1878 - ), époux de Cyprine Tarbès (Maison Nadaü à Récahorts), établi à Paris dont : 
      • Maria Pène (...- )
      • Jeannette Pène (...- )
    •  Joseph, Maximin, Léon, Pène (1892 - ), époux d’Ida Belloc (Maison Torte), dont :
      •  Marie, Juliette Belloc Torte (1914 - 1984), légitimée en 1915), épouse d’Henri Tapie (maison Loustaou à Récahorts), dont :
        •  Denise Tapie Torte épouse de Claude Palisse (Maison Arbaoust) (1970 - ) , dont :
          • Christine Palisse (1967 - 2002) , aide-soignante
          • Hervé Palisse,  agent de la DDE, époux d'Isabelle Majourau (employée de commerce), dont :
            • Anaïs Palisse
            • Alexandre Palisse
        •  Colette Tapie Torte (...- 1998) épouse de Noël Vergez (Maison Cyprien), dont :
          • Marie-Pierre Vergez,  dont, avec Jean-Claude Celotto
            • Pierre-Henri Celotto (1994 - )
          • Patrick Vergez
    • Julien Pène (1884 - ), maréchal-ferrand à Tours, qui vécut ensuite à Paris et finit ses jours à Arcos
    • Dominique Pène (1888 - 1916), établi à Tarbes, époux de Marie Bérard (de la métairie de Sendat) , dont : 
      • Jeannette Pène,
      • Arlette Pène
    • Noël Pène (1898 - ), établi à Paris, époux de Noëllie Vergez (maison Cyprien à Récahorts) laquelle était la sœur de Désiré Vergez Cyprien (père de Fernande épouse de Joseph Sanguinet-Arboucaü, de Noël et de Jeannette), dont
      • ,Jean Pène, dit Jeannot de Cyprien, présent au repas de 2010, à gauche sur la photo de gauche, est né dans la maison natale de sa mère, en ço de Cyprien à Récahorts. Il fit le début de sa scolarité à Arcizac-ez-Angles (via le sentier Arcizac-Récahorts), puis est venu à Paris où il a fait sa carrière, Il a pris sa retraite à Labastide-Beauvoir, en Haute-Garonne, où il est décédé en 2014
      • ...
2) Jean Marie Courtade  (1793 -1864), mentionné berger sur son acte de décés, marié avec Jeanne Barrère Arcos (1794 - 1864), née à Lézignan, fille de Arnaud Barrère et Françoise Pruède, dont  :
  • Jean Louis Courtade (1827 - 1904) maire de Bourréac de 1873 à 1877),  époux de Sophie Domec (1828-1897 (maison Cyprien), déjà mentionné plus haut, dont :
    •  Jeanne-Marie Courtade (1854 - 1929 ) épouse de Thomas Pène (1853- 1909), dit Thoumasset d'Arcos, maire de Bourréac de 1892 à 1909, en exercice au moment de son décès.  Voir leur descendance dans la descendance de 1) Jeanne Marie Courtade Arcos (1790 -1835)
    • Magdellaine Courtade (1856 -) épouse de Bernard Nadau ( 1857-) (Maison Garrigueil à Récahort). Dont :
      •  Jean Pierre Nadau (1880 -1915), mort pour la France
      • Louis Joseph Nadau (1882..), blessé de guerre 14-18
      • Jean Marie Joseph (1891 -1916), né à Bénac, mort pour la France
      • Émile Nadau, né à Arrayou, qui a fait souche à Candaouan, invalide de guerre 14-18
    • Marie Louise Courtade (1857 -)
    • Marie Madeleine Courtade (1864 -)
    • Jean Bernard Courtade (1867-1918)
    • Marie Léocadie Joséphine Courtade (1871 -)


La maison Borie

Origine du nom  : terme répandu aussi en tant que patronyme (Borie, Borye, Boryes, Laborie) désignant une bouverie ou une ferme. Source : dictionnaire de Simin Palay.

Pätronymes lié à cette maison : Borye, Abbadie, Vilon, Dubarry, Ladebèze, Darré

La comparaison du plan actuel avec le plan cadastral napoléonien met en évidence les changements intervenus depuis  dont en particulier la disparition d'une grange orientée dans le même sens que la maison et son remplacement par une autre fermant la cour en carré et donnant sur le jardin. 

Ci contre la photo de l'acte paroissial de baptême de Jean Abbadie, daté du 19 décembre 1743. On notera la signature  ostentatoire du parrain, le "sieur Jan Abbadie de Lézignan, habitant de Lourdes" grand père paternel, abbé lai demeurant dans la maison Abbadia, qui est l'actuelle école de Lézignan, et en tant que tel qualifié de sieur. Il manque la signature de la marraine, la grand mère maternelle, Catherine Borye, car ne sachant signer.  Abbadie  ou Abadie est un terme générique désignant les abbayes laïques dont les titulaires, des laïques dit abbés lais, collecteurs de fonds, la dîme, pour l'entretien de l'église et du curé. Ils avaient rang de bourgeoiset non de simples "laboureurs".

Catherine Borie, dont :

Anne Borie, née à Borie, Bourréac, épouse de Dominique Abbadie ou d'Abbadia né à Lézignan dans la maison Abbadia, décédé à Bourréac le 22/12/1749, dont :

  • Jean Abbadie Borie (1743-1829),  maire de Bourréac depuis avant l'an XIV  jusqu'en 1808, époux de Jeanne Domec (1760-1825) née à Lanso, dont 3 enfants :
    • Jean-Pierre Abbadie Borie (22/08/1782 - 01/12/1867),  né à Bourréac, maire de Bourréac de 1822 à 1841. Jean-Pierre Abbadie édifia la grange sud de la maison Borie, aujourd'hui gîte rural, et il donna la même apparence aux deux granges nord et sud en dotant leurs portails du même encadrement en pierre de Lourdes. Il épousa, le 23 février 1808, à Jarret, Jeanne-Marie Capbladou (1789-1838) (de la maison Sens située au hameau Ayné de Jarret). Sans héritier direct, ils adoptèrent leur neveu Antoine Vilon Borie après le décès de ses parents. Jean-Pierre Abbadie eut un enfant naturel, Jean-Marie Nogaro (1841 -1862), de Toinette Nogaro. Il le reconnut devant Me Lacadé, notaire à Lourdes, pour qu'il porte le nom Abbadie..
    • Marie Abbadie Borie (1785-1832) née à Bourréac, épouse de François Vilon (1787 -1823) à Montgaillard,  tous deux décédés à Montgaillard, dont :
      • Antoine Vilon Borie né le 08/04/1819 - , à Bourréac, héritier de Jean-Pierre Abbadie Borie, marié le 26 mars 1848  avec Virginie Capbladou  (maison Sens au hameau Ayné de Jarret) (1828 - ) dont une fille unique :
        • Marie Victoire Vilon Borie, (née le 14/08/1850, décédée le  02 août 1921 ) à Bourréac, dite Victorine de Borie,  scolarisée chez les soeurs de Nevers à Lourdes, où elle a connu Bernadette Soubirous qui était son aînée de six ans. Elle épousa en 1870  Romain Dubarry (1845 - 1927 ), né à Lanne, venu gendre à Borie. Romain Dubarry y développa un élevage et un commerce, prospères au moins à leurs débuts, de chevaux de remonte pour l'armée. Il fit ériger le portail de fer forgé et la porcherie volière en pierre de taille et fer forgé. Travailleur, entreprenenant, il voulut marquer la maison de son empreinte, mais il finit dispendieux en fin de carrière. Soucieux du paraître, il s'intégra à la "bonne" société lourdaise et au milieu du cheval à Tarbes et Laloubère. Il semble s'être peu impliqué dans la vie municipale du village où il n'exerça qu'un seul mandat de conseiller. Dans l'inventaire des biens de l'église réalisé en 1906, il est mentionné qu'il revendique la propriété de l'autel en marbre blanc et du lustre en bronze dont il a du financer l'acquisition. la maison Borie était lourdement hypothéquée et promise à la vente quand il en laissa par force la direction à son gendre Amédée Ladebèze. Un dicton familial est sorti de cette période difficile : " Quand la gloire monte à cheval, la misère est en croupe (ou en trousses) ". Dont 3 enfants :
          • Marie-Jeanne Dubarry (1872- ), épouse Miqueu, maison Sansouly  à Julos, dont 3 enfants :
            • Victorine, Romaine Miqueu (1899-1987), épouse Aragnouet, maison Sansouly à Julos
            • Julien Miqueu, maison Pichesper à  Julos (hameau Les Granges)
            • Jeanne Miqueu, épouse Canton, maison Courtade à Julos
          • Jean-François Dubarry (1876 - ), dit Françoues de Coulat, époux de Catherine, Alexine, Sidonie Cassou Coulat, dont :
            • Jeanne, Antoinette, Marie, Dubarry Coulat (1908 - 1935), épouse de Charles, Louis, Abbadie (1904-1977), dont :
              • Jean Abbadie, dit Jeannot de Coulat
          • Virginie Dubarry Borie (1878 - 1951), épouse d'Amédée Ladebèze. Amédée Ladebèze Lurbe (1871 - 1940), né à Denguin, maison Lurbe, (Pyrénées-Atlantiques), liquida l'élevage et le commerce de chevaux, régla les dettes et les soultes d'un partage successoral et développa un élevage bovin avec production de vaches ou boeufs gascons appariés et dressés pour la traction animale, ce qui correspondait aux possibilités et à la vocation de l'exploitation. Il était très proche d'un de ses deux frères, Irénée Ladebèze, trésorier payeur général de Blida en Algérie, sans enfant, qui a vraisemblablement du l'aider financièrement. Il agrandit la maison d'habitation qu'il dota d'un balcon au sud après l'avoir retiré du poulailler, jugeant que les poules n'avaient pas besoin d'un tel promenoir et que le poulailler restait beau sans son balcon. Il fut maire de Bourréac de 1918 à 1934. Dont :
            • Victorine Ladebèze ( 1905- 1996), fille unique, épouse de Jean Darré (1901 - 1982), né à Bordes ( Hautes-Pyrénées), maison Miqueou, maire de Bourréac de 1934 à 1952. Dont :
              • Marie Gisèle Darré, dite Maryse, (1928 - 2006), épouse de Michel Mallet (1928-2009), maison  Les Epeaux (Charente-Maritime). Dont :
                • Bernard Mallet (1956 -), époux de Catherine Reculard, dont :
                  • Philippe Mallet (2001 - )
                • Isabelle Mallet (1963 - 1970)
              • Roland Darré (1942- ),  né à Bourréac, maire de Bourréac (1977 - 1989 et 2008 -2020), époux de Aafke De Hoest (1943- ), née à  Sainte-Foy-la Grande (Gironde) , maison Joubins de la commune de La Roquille (Gironde), dont :
                • Romain, Jean, Darré (1979 - ), époux de Christine Corfu (1974 - ), dont :
                  • Elisa Darré Corfu (2011 - )
                  • Thomas Darré Corfu (2013 - )
                • Laetitia, Virginie, Isabelle, Darré (1982 - ), dont avec Benoît Gayraud (1980 - )
                  • Paul, Johan, Gayraud (2013 - )
                  • Lucie, Léonore, Gayraud (2019 - )
      • Jeanne Magdeleine Vilon Borie (1817 -1889 ), née à Bourréac, épouse de Dominique Cassou Coulat (1816 -1892) à Bourréac, dont :
        • Antoine Cassou Coulat (1844 -1924 ), époux de Marie Azavant, dont entre autres :
          • Catherine Alexine Sidonie Cassou (1883 - 1914 ) épouse en 1907 de Jean-François Dubarry  Borie (1876 - ), 
          • Joseph Adolphe André Cassou (1896 -1916), mort pour la France (à Verdun)
          • Dominique Jean Louis Cassou (1890 - 1915), mort pour la France
          • Voir ci -après la maison Coulat,
    •  Jeanne Marie Abbadie Borie (1788 - )
  • Jean-Pierre Abbadie Borie (1746 - 14 fructidor, an XIII ) 
  • Antoine Abbadie Borie (1749 - )
Avant la messe, avril-mai 1940, à Borie. De gauche à droite : Marie Aroutis, métayère à Sendat, Amédée Ladebèze, Maryse Darré, Virginie Ladebèze. A noter : les sabots cirés, le capulet.
Jean Darré et un attelage de Lourdaises, Borie, 1965

La maison Coulat

Origine du nom  :  la maison située tout en bas du village tire naturellement son nom de la source communale dite de Coulat située à proximité. 
Patronymes associés :  Laborde, Cassou (le plus longtemps), Dubarry, Abbadie, Nadau, Iribarne, Grau, Domec.

La disposition des deux bâtiments existants, maison d'habitation et grange, est inchangée par rapport à ce que montre le plan cadastral napoléonien de 1809,  mais une grange a disparu. La maison d'habitation est l'une des plus anciennes du village et la mieux conservée dans son style originel, typique du Pays de Lourdes.
La maison de Coulat qui donna  tros maires à Bourréac exerça une forte influence  sur la vie du village tout au long du XIXème siècle. En 1789; un Coulat est  consul du village et, en tant que tel, signataire en premier du Cahier de doléances de Bourréac.
Deux enfants de cette maison, nés à Coulat, sont morts pour la France pendant la guerre de 1914-1918.

Jeanne Lauze Coulat, épouse de Dominique Pouzadé dit Laborde, dont :
  • Thérèse Laborde Coulat (1743 - 1813) née et décédée à Bourréac, épouse de Jean Cassou (1746 - 1792) né à Viger, décédé à Bourréac, dont :
    • Dominique Cassou Coulat (1769 -1859), né et décédé à Bourréac, maire de Bourréac de 1809 à 1816, époux de Marie Anne Pourtalet (1766-1837) née à Lézignan, décédée à Bourréac, dont :
      • Jean-Louis Cassou Coulat, (1793 - 1858), maire de Bourréac de 1817 à 1821  et de 1842 à 1858, né et décédé à Bourréac, époux de Jeanne Marie Cazaubon (1787 - 1854) née à Ayros, décédée à Bourréac, dont :
        • Dominique Cassou Coulat (1816 -1892), né et décédé à Bourréac, maire de Bourréac de 1859 à 1870, époux de Jeanne Magdeleine Vilon Borie (1817 -1889 ), née à Bourréac, maison Borie, décédée à Coulat, dont :  
          • Antoine Cassou Coulat (1844 - 1924 ), frère jumeau de Jean-Louis, décédé en 1844, époux de Marie Azavant (1849-1915), dont  : 
            • Albert Dominique Cassou (1876 -1880 )
            • Marie Céleste Félicie Cassou (1878 - )
            • Prosper François Cassou (1881 -1882) 
            • Catherine Alexine Sidonie (1883 - 1914 ) épouse en 1907 de Jean-François Dubarry  Borie (1876 - ), dit Françoues de Coulat. Les parents de  ce derner, considérant que leur fils n'était pas capable de conduire une exploitation s'étaient opposés à ce mariage,  mais comme il était majeur (31 ans) il put passer outre. Dont :
              • Jeanne, Antoinette, Marie, Dubarry Coulat (1908 - 1935), épouse de Charles, Louis, Abbadie (1904 - 1977); natif de Pouts, maison Pouchou), dont :
                • Jean Joseph Simon Abbadie (1933 - ), dit Jeannot de Coulat
              •  Marie, Ernestine, Anastasie, Dubarry Coulat (1914 - )
            • Joseph Adolphe André Cassou (1886 -1916), 2ème classe, mort pour la France, 12e RJ, tué à la Côte du Poivre, à Verdun (Nécropole nationale de Glorieux, tombe 3576)
            • Dominique Jean Louis Cassou (1890 - 1915), 2ème classe, mort pour la France, 18e RJ, hôpital Polignon de Saint-Gaudens
        • André Cassou Coulat (1832 - 1908), époux de Marie Pourtalet (1836 - 1906) à Lézignan, dont 7 enfants dont une fille Mélanie (863-1930) et un fils Anselme Théodore (1868-1930) ont migré aux USA (New Orleans) et y ont fondé une famille.
        • Jeanne Cassou Coulat (1819 - 1891), célibataire, demeurée et décédée à Coulat
      •  Jeanne Germaine Cassou-Coulat (1796 -1866), épouse Jean Condouret (1799-1883), forgeron à Lestelle
      • Jean-Marie Cassou (1802-1887), célibataire, demeuré à Coulat
Françoues de Coulat, son petit-fils, Jeannot Abbadie et Maryse Darré, gardant les brebis de Borie à Bourréac. 1936

 A la mort de son beau-père Antoine Cassou, en 1924, François Dubarry, dit Françoues de Coulat, veuf depuis 1914, se retrouva seul propriétaire de Coulat grâce aux soultes de partage versées par sa famille d'origine, mais, en mésentente avec son gendre, il ne se révéla pas en mesure de conduire son exploitation. Il fut recueilli par sa soeur, Virginie Ladebèze, dans la maison Borie où il fut employé comme berger, dans une position de cadetou comme l'avait prévu son père. Il loua la maison de Coulat, notamment à une famille d'origine italienne, les Melegari, mais sans travaux d'entretien, elle entra en déclin. Son petit fils, Jean Abbadie, dit Jeannot de Coulat, fut d'abord élevé dans la maison de Borie, puis dans la maison paternelle Pouchou, à Pouts, (Escoubès-Pouts),  puis il rejoignit sa tante Francine Abbadie, épouse d'Émile Nadau, dans la maison Candaouan. Il s'intégra progressivement dans la famille Nadau qui exploita alors la ferme de Coulat, support d'un élevage laitier, lorsque Jean Abbadie en hérita au décès de son grand père. Photo : Françoues de Coulat, gardant les brebis de Borie, à Bourréac, avec son petit-fils, Jeannot Abbadie et Maryse Darré, soeur de Roland Darré, photo prise vers 1936 depuis l'emplacement actuel du grand cèdre dans le pré dit Can de case à l'entrée du village.

Après la mort de Jeannot Abbadie, Gisèle Nadau hérita de la maison Coulat et la vendit à la famille Iribarne qui réalisèrent d'importants travaux de sauvergarde et de remise en état de la maison d'habitation. Au décès des époux Iribarne, la maison fut vendue et devint la proprièté de Christophe Grau et de son épouse qui restaurèrent la grange et réalisèrent des aménagements paysagers. Aujourd'hui propriété de Dimitri Domec et de son épouse Mégane, la maison de Coulat, très bien restaurée et conservée  dans son style d'origine, est un beau témoignage de l'architecture paysanne traditionnelle du Pays de Lourdes. Elle est l'llustration de ce que peut être la renaissance d'une maison de village. 

La maison Pousadé

Origine du nom : pousadé signifie lieu de pose,  lieu où l'on pose ( Dictionnaire de Simin Palay). Ce peut être aussi un lieu de repos, mais ce n'ést pas ce sens qu'il faut retenir ici !  Ce microtoponyme se retrouve dans d'autres villages en tant que nom de maison dont la caractéristique commune est de se situer près d'une croix où était dressé un reposoir pour des cérémonies religieuses en extérieur, pour la  Fête-Dieu en particulier. Tel est le cas de la maison Pousadé de Bourréac. Ce reposoir était installé au pied de la croix qui se dressait à côté de l'entrée supérieure de la maison, près de l'embranchement du chemin de Récahorts.

Dans l'arpentement de la Baronnie des Angles réalisé en 1737 - 1740, la maison est recensée sous le nom de Pausades. La maison Hourcade qui lui est aujourd'hui rattachée fut alors recensée en tant que maison indépendante. L'union actuelle des deux maisons, Hourcade et Pousadé, a donc été réalisée postérieurement. les circonstances restent à préciser. Dans l'inventaire de cet arpentemement on note aussi que la terre dite Torte est rattachée à la maison Pousadé et ne porte pas de maison. La maison de Torte, créée sur la terre de même nom, est donc postérieure à 1740 et a été créée sur une terre détachée de la maison Pousadé. Elle figure sur le plan cadastral napoléonien de 1809. Voir maison de Torte.

Les principaux patronymes associés à l'histoire de la maison sont Vilon,Vgnau puis Azens.

Les registres paroissiaux des années 1730 et 1740 font état  du nom seul de Pousadé sans autre patronyme. Voiri l'acte d'enterrement d'un Thomas Pousadé en 1738.

Sur l'état-civil on distingue les Vilon Pousadé des Vilon Borie, ces derniers, lié à la maison Borie, sont postérieurs et proviennent de Montgaillard.

 On trouve un Jean Michel Vilon époux d'une Catherine Borie, dont au moins trois enfants : Thomas Vilon dit Pousadé, Dominique Vilon et Marie Vilon dit Pousadé

  • Thomas Vilon dit Pousadé (1760 - 1825) décédé le 17 décembre 1825 est le premier maire de Bourréac repertorié comme tel dans les actes de l'état civil, après la Révolution.  Époux de Marie Capdevielle dite Capbladou (Capbladou est le nom de l'actuelle mairie de Lézignan), née à Lézignan, dont :
    • Marie Anne Vilon dite Pousadé (1788...) mariée le 09 février 1807 à Arcizac-ez-Angles avec Philippe Vignau ( 1782 1854), décédé le 14 août 1854 à Bourréac. Venu gendre chez Pousadé à Bourréac, Philippe Vignau était natif d'Arcizac-ez-Angles, fils de Jean Vignau, agriculteur, et  Simone Capdevielle.. Dont :
      • Jeanne Marie Vignau 1807-1888) née le 09 décembre 1807 à Bourréac, mariée le 25 avril 1836 avec Jean Azens (1808 - 1889) décédé à Bourréac le 11 septembre 1889.  Jean Azens était natif de Gez-ez-Angles, fils de Dominique Azens, agriculteur décédé à Gez-ez-Angles le 04 avril 1825 et de Thérèse Sarie décédée à Gez-ez-Angles le 07 novembre 1815. Dont  un fils et trois filles :
        • Philippe Azens, fille,  (1837 - 1858)
        • Jean-Pierre Azens (1840-1917), né le 25 février 1840 et décédé le 30 décembre 1917, à Bourréac; maire en 1872. Époux de Magdelaine Canton (1841 - 1917), née à Lézignan le 22 juillet 1841, fille de Jean Canton agriculteur et de Joséphine Pruède, à Lézignan.  Dont trois fils :
          • Jean-Marie Nilamon Azens (1873 - 1944), dit Nilamon de Pousadé né le deux avril 1873 et décédé le 03 novembre 1944 à Bourréac. Nilamon fit d'importants travaux dans la maison Pousadé qu'il dota des 4 grandes cheminées de briques, caractérisant la maison. Il  l'embellit aussi avec un grand portail de fer forgé ancré sur des piliers en pierre de taille. Il épousa, le 25 avril 1906, Jeannne Marie Aimée Labayle (1887- 1919),  née à Adé le 09 avril 1887, fille de Jean-Marie Labayle et de Madeleine  Victoire Carassus, décédée le 08 janvier 1919. Dont trois fils et deux filles :
            • Rémi Jean-Pierre Azens (1907 - 1917)
            • Victor jean Gabriel Azens (1908 - 1984 ), né le 14 juillet 1908, décédé le 30 septembre 1984 à Bourréac, marié le 10 février 1934 avec Juliette Marie - Louise Canton née le 01 janvier 1914 à Lourdes, décédée le 31 janvier 2009 à Bourréac, fille de Donatien, Justin Canton (1879 - ) né à  Bourréac et de  Jeanne, Marie, Madeleine Pays, (laquelle était la soeur de Jean, Joseph  Pays, (1882-1951), evêque de Carcassonne), domiciliés à Julos. Dont deux fils  :
              • André Nilamon Donatien Azens (1934 -), époux de Anna Bellocq dite Nana (1947-), née à Lézignan ( Maison Moura), dont :
              • Geneviève Azens (...-), épouse de Benoît Ghisleni (...-) dont :
                • Marco (...-)
                • Celiane (...-)
                • Franck Azens (...-), époux le 03 octobre 1998 de Sylvie Fourticq-Esqueoute (...-),, fille de Maurice Fourticq-Esqueoute et Anne Marie Castet, domiciliés à Soumoulou (...-),  dont :
                  • Lucie (...-)
                  • Emma (...-)
              • Charles Gustave Azens (1941 -) époux de Monique Renée Favaro.(...-). Dont.
                •  ...
            • Clément Sylvain Azens (1911 -  1967),  né et décédé célibataire, à Bourréac
            • Gertrude Philomène Anna  Azens ( 1914 -2009), décédée à Gèdre Voir Gertrude Pujo - Périssère
            • Jeanne Félicie Azens (1917 2004), mariée à Pïerre Raffaelli, décédée à oLurdes
          • Enselme André Azens (1875 - ...)
          • Louis Rémi Azens (1877-1904)
        • Marie Philomène Azens (1842 - ...)
        • Anne Marie Azens (1845 -...
  • Dominique Vilon (1770-1833), époux de Jeanne Thérèse Cassou (1771- 1805), décédée le 7 ventôse, an XIII, fille de Jean Cassou et de Thérèse Laborde dite Coulat, dont :
    • Dominique Vilon (1797  ), marié le 05 mars 1818 avec Jeanne Marie Baget fille de Paul Baget (né à Paréac, décédé le 12 mai 1829 en sa maison de Candaouan) et Simone Hortiga. Dont :
      • Jeanne Marie Vilon (1821 - ), mariée le 16 mars 1840 avec Jean Pierre Canton (1812 - ), né à Lézignan, fils de Laurent Canton et Simone Canton.  Liés à la maison Candaouan, à venir
  • Marie Vilon dit Pousadé (1768 - 1838), épouse de Jacques Tine, à l'origine de la maison Torte. Voir la maison Torte

Gertrude Azens debout à gauche et Juliette Azens avec le vélo, près de l'entrée de Pousadé marquée par la croix. Vers 1938.

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La maison Cyprien

Origine du nom  : il fait référence au prénom d'un propriétaire sans qu'il soit possible à ce stade de préciser à quand remonte cette appellation. Dans l'arpentement de la Baronnie des Angles daté de 1740, on lit Daban Ciprien et aussi Ciprien daban Garrigueil. Daban appliqué aux noms de lieu signifie située devant ou au levant, comme darrè signifie située derrière ou au couchant Cela s'applique à la situation de la maison de Cyprien dans le hameau de Récahorts où elle est située devant Garrigueil.

Les principaux patronymes connus associés à cette maison sont Hourcade Cyprien ou Ciprien, Domec, Larré, Vergez et, aujourd'hui, Sanguinet
Le terme Cyprien attaché à à Hourcade permet de distinguer les Hourcade Cyprien et les Hourcade Loustau. Comme les maisons Cyprien et Loustau sont proches sur le hameau de Récahorts on peut supposer qu'un lien de parenté a du exister. Hourcade existe aussi en tant que nom de maison au centre du village de Bourréac mais la relation éventuelle reste à établir si elle existe.

Dominique Hourcade Cyprien (1771 - 1855), né à Bourréac, marié à Marie Azens (1771 - 1855) (lieu de naissance à retrouver), dont :

  •  Bernarde Hourcade-Ciprien (1801 -1837) née le 29 mars 1801 et décédée le 08 septembre 1837 à Bourréac, mariée le 02 décembre 1824 à Jacques Domec né à Visker le 10 ventôse an 9,  fils de Dominique Domec décédé le 28/12/1821, et de Marie Nogué décédée le 31 janvier 1822, à Visker, . Dont :
    • Dominique Domec, né à Bourréac le 19 juillet 1825, décédé à Bourréac le 02 décembre 1916, marié à Madeleine Vilon (1828 -1891) fille de Pïerre Vilon et Marianne Bergeret décédés à Arrayou. Dont :
      • Jean Pierre Domec (1856-1856)
      • Marie Catherine Domec (1855 -1916), mariée avec Ferdnand Jean Eugène Larré (1894 -), né à Julos, fils de Bernard Larré et Marie-Jeanne Cénac. Dont :
        • Marie Madeleine Larré (1873 - 1938), mariée le 26 avril 1894 avec Félix Vergez (... - 1918). Dont :
          •  Ferdinand Vergez ( 1895 ...)
          • André Vergez  (1896..)
          • Désiré Vergez (1897...) marié le 29 avril 1936, à Bourréac, avec Eugénie, Joséphiene, Madeleine Bourda , née à Julos, maison Barthes jouxtant Bourréac sur le quartier de Bayet, ( ...) dont :
            • Fernande Louise Vergez (1937...) mariée avec Joseph Sanguinet Arboucau, dont :
              • Georges Sanguinet
              • Alain Sanguinet
              • Michel Sanguinet
              • Serge Sanguinet
            • Jean Joseh Vergez (1938 -)
            • Étienne Noël Vergez (1939...)
            •  Jeanne Colette Vergez ( 1942...)
          • Noelie Vergez (1904...) mariée avec Noël Pène (1898 - ), dont :
            • Jean Pène, dit Jeannot de Cyprien, (voir plus haut  Maison Arcos)
          • Marie Louise Angèle Vergez (1904_2004, mariée avec ?? Troubat)
        • Désiré Larré (1875)
        • Maximien Larré (1878 )
        • Marie Julie Larré (1883, mariée avec Dominique Barthelemi Miqueu (1881...)
    • Sophie Domec (1828-1897), épouse de Louis Courtade, (maison Arcos), grand mère de Thomas Pène, voir Maison Arcos
    • Jeanne Magdellaine Domec (1832 - )
    • Jean Marie Domec (1835 - )
    • Louis Domec ( 1837 - )

La maison Torte

En tant que telle, la maison Torte ne figure pas dans l'arpentement de la Baronnie des Angles de 1740. Plus encore, dans cet arpentement, une "terre labourable" appelée "Tortes", sans mention de maison, située à l'emplacement actuel de la maison de même nom, est recensée dans les terres appartenant à la maison "Pausadès"  (Pousadé) avec mention d'un "chemin de servitude" menant au "Moulin du Seigneur" (voir la mention sur la photo ci-jointe de l'extrait manuscrit). L'emplacement de ce moulin seigneurial sorti de la mémoire collective demande à être exploré. Il ne devait plus être utilisé en 1740 car il ne figure pas parmi les moulins seigneuriaux recensés Le chemin mentionné aboutit dans un pré pentu contigu à Torte. Ce chemin figure sur le plan cadastral actuel comme il figure sur le plan cadastral napoléonien de 1809 où il aboutit sur une petite  parcelle numérotée 115 qui devait être l'emplacement de ce moulin (voir le Plan cadastral napoléonien). René Escafre signale aussi un moulin à cet endroit dans une carte qu'il a dressée des moulins de la Baronnie des Angles.

Sur ce plan cadastral napoléonien daté de 1809, une maison figure à l'emplacement actuel de la maison de Torte ou Tortes.Elle a donc été construite antérieurement à cette date et postérieurement à 1740. Une recherche sur archives cadastrales doit être faite pour préciser les circonstances du détachement de cette parcelle des possessions de la maison Pousadé.

Origine du nom : tort (e) signifie tordu, courbé, en courbe. Ce nom a d'abord désigné la parcelle et le chemin de même nom. Il a ensuite été donné à la maison actuelle édifiée sur cet emplacement. Pour cette raison, l'hypothèse d'une personne boiteuse qui aurait donné son nom à la maison est sans fondement et doit être écartée.

Les patronymes associés à cette maison sont Vilon, Tine, Margaix, Belloc, Tapie et Vergez.

Le nom de Margaix est le premier cité comme étant attaché à la maison de Torte. Toutefois, l'exploration de l'état civil montre que deux familles Margaix sont apparues à Bourréac, mais avec un décalage d'une trentaine d'années, celle de Joseph Margaix d'abord et celle de Simon Margaix ensuite. Dans les deux cas le nom Margaix vient de Lézignan. 
C'est la famille de Simon Margaix qui a fait souche à Torte, parce que son épouse Simone Tine en a vraisemblablement été l'héritière par sa mère Marie Vilon Pousadé.  La parenté possible entre les deux familles Margaix mérite quand même d'être recherchée. Pour cela, celle de Joseph Margaix qui ne concerne pas Torte est simplement mentionnée pour faciliter une recherche éventuelle (ci-après, en italiques).

 Le 1er germinal an XIII, Joseph Margaix, fils naturel de Jeanne Bourda Margaix décédée à Lézignan le 10 floréal an IX,  épouse à Bourréac Catherine Cuilhé dite Castaings, née à Paréac le le 03 mai 1783,  fille de Jean Cuilhé décédé à Paréac le le 10 floréal an IV et de Marie Junca décédée à Paréac le 4 floréal an IV. Dans l'acte de naissance de leur fille Catherine, en 1810, il est mentionné que Joseph Margaix est loquaté dans la maison de Joseph Courtade, soit la maison Arcos, à Bourréac. Dont :

  • Jeanne Marie Margaix (an XIII -
  • Catherine Margaix (1810 -
  • Dominique Margaix (1812 - 1813)
  • Françoise Margaix (1816 -
  • Domenge Margaix (1818 -
Acte de mariage de Simon Margaix et Simone Tine

Les premiers résidents de Torte sont Jacques Tine Cazaux ou Thinne et son épouse Marie Vilon Pouzadé.

Jacques  Tine est né à Pouts en 1765 et décédé à Bourréac le 24 juin 1830. Il est le fils de Domenge Tine Cazaux et de Catherine Hourcade, demeurant à Pouts, tel que mentionné sur son acte de décès. Le nom de Cazaux associé à Tine laisse supposer qu'il était originaire de la maison Casaü, l'une des principales maisons de Pouts. 

Son épouse, Marie Vilon (1768-1838)est la fille de Jean Vilon Pousadé  et de Catherine Borie, tous deux originaires de deux maisons voisines à Bourréac. Thomas Vilon dit Pousadé, (1760 - 1825), frère de Marie Vilon, fut le premier maire de Bourréac repertorié comme tel dans les actes de l'état civil, après la Révolution.

De ce qui précède découle l'hypothèse avancée sur l'origine de la maison de Torte : elle aurait fait suite au détachement déjà mentionné de la terre de Torte de la maison Pousadé. Il est envisageable que Marie Vilon, née à Pousadé, ait reçu la terre de Torte de son père Jean Vilon Pousadé, au moment de son mariage avec Jacques Tine. Leur couple y a édifié leur maison, antérieurement à 1809, ce qui fait qu'elle figure sur le plan cadastral à cette date. Ils l'ont transmise à leur fille Simone qui y a fait souche avec son mari Simon Margaix. 

Dont :
  •  Simone Tine, née à Lézignan le 12 germinal, an XII, qui épouse le 31 décembre 1830,  à Bourréac, Simon Margaix (1806-1882), né à Lézignan le 25 octobre 1806, fils de Pierre Margaix (décédé à Lézignan le 14 décembre 1819) et de Thérèse Laplace (décédée à Lézignan). Dont :
    • Marie Magdelaine Margaix (1832 -
    • Jean-Pierre Margaix (1834 - 1917) époux de Françoise Bourda (  ) le 21 février 1870, dont :
      • Marie Madeleine Margaix (1858 ...) épouse, le 22 avril 1884, Jean Jacques Belloc (1852-1930), âgé de 32 ans, enfant naturel de père et mère inconnus, voir la photo de l'acte de mariage. Dont, à Bourréac, nés en la "maison Margaix" ainsi que mentionné dans certains actes : 
        • Marie Caroline Belloc ( - )
        • Ernest Jean-Pierre Belloc (1885 -)
        • Caroline Belloc (1886-1886)
        • Caroline, Marie, Catherine Belloc (1887 - 1951) dite Catherine de Torte, incarnation de l'esprit de la maison Torte, avec sa nièce Juliette, pour l'auteur de ces lignes...
        • Jean Pierre Léon Belloc (1890 -...)  époux de Léontine Marie Dominiquette Bernadette Tapie (Maison Loustaou) en 1920
        • Marie Jeanne Ida Belloc (1892...) épouse de Joseph, Maximin, Léon, Pène (1892 - ), fils de Thomas Pène Arcos,  dont :
          • Marie, Juliette Belloc Torte (1914 - 1984), légitimée Pène en 1915, épouse d’Henri Tapie (maison Loustaou à Récahorts), dont : 
            • Denise Tapie (1933 - ) épouse de Claude Palisse (Maison Arbaous), (1939 - ) dont :
              • Christine Palisse (1967 - 2002), aide-soignante
              • Hervé Palisse,  agent de la DDE, époux d'Isabelle Majourau (employée de commerce), dont : 
                • Anaïs Palisse
                • Alexandre Palisse
            • Colette Tapie  (1936- 1998) épouse de Noël Vergez (Maison Cyprien) (1939 - ), dont :
              • Marie-Pierre Vergez, dont, avec Jean-Claude Celotto
                • Pierre-Henri Celotto (1994 - )
              • Patrick Vergez
          • Madeleine Joséphine Belloc (1894...)
          • Jean Marie Adolphe Belloc (1897 - 1897)
      • Joseph Margaix (1859 -) époux de Madeleine Tarbès, employé à Bègles, dont :
        • Jean Pierre Cyprien Margaix (1889 - )
      • Simon Adolphe Margaix (1861 -1863)
      • Marie Delphine Margaix (1866 -)
      • Jean Pierre Margaix (1864 - )
      • Marie Caroline Margaix (1871 - )
      • Jean Denis Margaix (1872 - )
      • Jean Marie Etienne Margaix (1877 - )
      • Félicie Delphine Margaix (1881 - )
    • Jean Margaix (1838 - 1838)
    • Jean Margaix (1839 _)
    • Jean-Marie Margaix (1842 - ), maçon, établi à Récahorts, époux   le 21 février 1870 de Dominiquette Joly (  ), dont
      • Antoinette Marie Anne (1871 - )
      • Jean Pierre Margaix (1873...)
      • Prosper Jean Marie Margaix (1886 ... )
    • Marie-Jeanne Margaix (1848 - )
  • Dominique Tine (1808-1885) : Voir la maison Arbaous.

La maison Arbaous

L'orthographe de cette maison de Bourréac est fluctuante. Arbaux est la plus commune dans les registres d'état civil après 1792, quand elle est y est mentionnée, ce qui est rare s'il existe un patronyme dénommé autrement. Il s'agit de la transcription de la forme parlée "arbaous" puisque le u se prononce ou. Aujourd'hui, on écrit Arbaous pour imposer cette prononciation. 

A l'inverse, dans les registres paroissiaux, avant 1789, la mention de la maison est systématique et ce nom peut même être le patronyme. C'est le cas de la maison Arbaous puisque c'est ce nom qui est rappelé dans la signature. On peut lire Arbaust comme par exemple dans l'acte de mariage de Laurens Arbaust et de Catherine Fontan. Sur l'acte de mariage de son fils Jean, on lit 2 signatures différérentes, celle de Jean qui signe Arbaus et celle de son père Laurens qui signe Arbaust. Le rédacteur de l'acte, qui est l'archiprêtre des Angles, écrit Arbeaux ou parfois Arbeau qui sera repris dans les registres d'état civil.  En 1789, Jean signera cette fois Arbaust, comme le faisait son pèredans le cahier des doléances de Bourréac.

A une époque où les rédacteurs d'actes avaient une propension fâcheuse à user (et abuser de) la formule toute faite "n'a pas signé, car ne sachant" quand il s'agissait de laboureurs ou de brassiers, et surtout de femmes, on appréciera à sa juste valeur la signature très affirmée de Laurens Arbaust, en tant que témoin pour un acte de déçés.

Acte de mariage de Laurens Arbaust et de Catherine Fontan, mardi 24 janvier 1741, à Bourréac
Signatures de l'acte de mariage de Jean Arbaus, fils de Laurens, mardi 8 février 1763, à Bourréac
 Signature de Laurens Arbaust en 1738
Origine du nom : il est objet de discussion. On peut y voir une relation avec le mot "arbre", soit un lieu planté d'arbres, mais plus vraisemblablement la référence à un ancien propriétaire nommé Arbeau, qui est un patronyme autrefois bien représenté.Ceci expliquerait que cette dénomination soit retenue dans les actes paroissiaux par l'archiprêtre des Angles.
Implantation de la maison : le plan cadastral napoléonien de 1809 (cliquez sur le lien) révèle qu'à cette date il n'y avait pas de construction sur l'emplacement acruel de la maison et que  tous les bâtiments d'Arbaous se trouvaient alors au dessus de la route de Paréac et au dessous du chemin de Bayet, là où se trouvent des dépendances aujourd'hui.
Patronymes associés à la maison : Arbaus ou Arbaux etc., Pourtalet, Tine, Palisse.

Bernard Arbaux, né vers 1660 à Bourréac, décédé vers 1730 à Bourréac. Marié vers 1690 avec Jeanne Lacaze, née vers 1662 à Bourréac, décédée vers 1732 à Bourréac. Dont :
  • Laurens Arbaux, né le 29 septembre 1694 à Bourréac, décédé le 3 octobre 1792, à l'âge de 98 ans, selon un de ses descendants américains, Wayne Vial  (contact possible via Geneanet). Marié le mardi 24 janvier 1741, à Bourréac, avec Catherine Junca Fontan, née vers 1715 aux Granges (Julos). décédée le 17 janvier 1785, à Bourréac.Dont
    • Jean Arbaux (1737 -1807), marié le mardi 8 février 1763, à Bourréac, avec Marie Jeanne Lac Debat née vers 1729 à Osmets, décédée le 16 septembre 1819 ) à Bourréac. Dont
      • Jeanne Marie Arbaux (1771-1813), mariée le samedi 25 avril 1807, à Bourréac, avec Antoine Pourtalet (1774-1809), appelé Pourtalet dit Arbaux après son mariage. Antoine Pourtalet est natif de Lézignan, fils de Simon Pourtalet (1732-1802) et de Madeleine Clavel (1735-1787), native d'Arcizac-ez-Angles. Dont
        • :Marie Pourtalet (1808-1874), on note que Marie avait 1 an à la mort de son père Antoine et 5 ans, à la mort de sa mère. On note également que sa tante Marianne Pourtalet  (1766-1837), soeur de son père Antoine, était l'épouse de Dominique Cassou Coulat (1769 -1859), dans la maison de Coulat immédiatement voisine de celle d'Arbaous On peut donc penser que sa famille de Coulat s'est occupée d'elle après la mort de ses parents. Héritière d'Arbaus, Marie Pourtalet s'est mariée le vendredi 31 décembre 1830, à Bourréac avec Dominique Tine (1808-1885), fils de Jacques Tine et de Marie Vilon (voir maison Torte). On notera que Simone Tine et son frère Dominque, se sont mariés le même jour, à Bourréac, Simone avec Simon Margaix, Dominique avec Marie Pourtalet. Dont :
          • Françoise Tine (1834-1909) mariée le.mercredi 30 avril 1862 avec Jean Palisse (1837-1912) fils d'Arnaud Palisse (1802-.) et de Maria Cassou (1802-.), domiciliés à Gez ez Angles. Dont :
            • Dominique Jean Marie Palisse, (1863-1885), décédé à Bourréac, âgé de 22 ans.
            • Marie Magdeleine Palisse (1866-1867)
            • Anselme Denis Palisse, né le 07 avril 1869 à Bourréac, décédé le 29 mai 1941 à Bourréac, marié le mercredi 24 avril 1895, à Bourréac, avec Magdeleine Barrouquère, née le 14 avril 1870, à Layrisse, fille de Jean Marie Barrouquère et de Marie Jeanne Dupont. Dont :
              • Françoise Marie Jeanne Palisse, née le 7 janvier 1896
              • Jeanne Marie Sidonie Palisse, née le 8 avril 1897
              • Justin Prosper Joseph Palisse, né le 16 juillet 1898
              • René Jean Marie Palisse, né le 6 janvier 1901
              • Fernande Angèle Marie Louise Palisse, née le 27 mai 1911
              • Joseph Jean Pierre Palisse, né le 15 juin 1903,  décédé le  , marié le dimanche 19 février 1939 avec Jeanne Bernet,
              • Julie, Marie Germaine, Lucie, Angèle Palisse, née le 3 juin 1909, mariée le 17 septembre 1931  à Bourréac, avec Jean Marie Laffont
              • Noémie, Marie  Palisse, née le 20 décembre 1905

Maisons Garrigueil et Nadaü

Ces deux maisons très proches, situées à Récahorts, sont traitées conjointement car elles ont une histoire en partie commune. 

Dans l'arpentement de la Baronnie des Angles de 1740 on lit  " maisons et granges de Courrade dit Garrigueil " et "maison de Nadau ",  mais aussi cheptel de Nadau Garrigueil d'une part et cheptel de Courade. d'autre part. Parmi les signatures du cahier des doléances de Bourréac, en 1789, on lit celle de François Garigel.. La différenciation entre les deux maisons  n'était donc pas complète. Un Garrigueil pourrait avoir été propriétaire de l'ensemble dénommé aussi Courade.

Aujourd'hui les habitants de Bourréac qui connaissent cette maison la dénomment phonétiquement Garieil. Dans les actes civils on trouve surtout Garrigueil qui est donc retenu ici. L'origine du nom est obscure. Compte tenu des modes de désignation les plus fréquents des noms de maison, ce pourrait être un prénom dont l'expression phonétique bigourdane a changé avec le temps. Peut-être Gabriel ? Une relation avec Garia (poule) est peu vraisemblable

L'appellation Nadaü fait référence sans ambiguité au prénom Noël, comme le patronyme Nadau. Or ce patronyme a  longtemps été lié à ces deux maisons. Aussi peut-on le considérer comme l'un des plus anciens de Bourréac en tant que celui de la maison 'd'origine.

La comparaison du plan cadastral napoléonien de Récahort et du plan cadastral actuel montre de grandes transformations concernant les bâtiments, notamment pour Garrigueil et Nadaü où elles ont du être associées à des mutations de propriété. La consultation des matrices cadastrales est donc nécessaire pour le préciser.

Les patronymes associés à ces maisons sont : Nadau, Tarbès, et aujourd'hui Sanguinet (maison Cyprien).

Au 18ème siècle on trouve Jean Nadau époux de Catherine Limaca, dont :

Dominique Nadau (1781-1849) mentionné décédé en la maison Nadau à l'âge de 68 ans, marié à Toinette Miqueu (1783-1843, née à Julos d'Antoine Miqueu et Anne Barthe. Dont

  • Victoire Nadau (1805 -1862), née le 26 ventose an 13,  mariée le 17/01/1834  avec Bernard Tarbès Castre né à Artigues fils de Pierre Tarbès et de Marie Tapie. leur descendance qui fera souche dans la maison Nadaü.sera abordée plus loin.
  • Anne Nadau (1807 - 1856 )
  • Marie Anne Nadau (1809 - )
  • Jean Pierre Nadau (1812 - 1883 ), marié le 19 janvier 1857 avec Jeanne Gaubert ( ) née à Bagnères de Bigorre de Pierre Gaubert, peigneur de laine, et Theresa Puyo, domicilés à Gerde. Dont :
    • Bernard Nadau (1857 -), marié le 03 février avec Madeleine Courtade (1856 - ). Dont :
      • Jean Pierre Nadau (1880 - 1915), mort pour la France (guerre de 14-18)
      • Louis Joseph Nadau (1882 - ), blessé de guerre 14-18.
      • Jean Marie Joseph Nadau (1891 - 1916), né à Bénac, mort pour la France (guerre de 14-18)
      • Emile Nadau (  ) né à Arrayou. Revenu amputé d'une jambe de la guerre de 14-18. Il acheta la maison Candaouan et y installa sa famille.  Grande figure de Bourréac. Voir la maison Candaouan, en attente.
    • Marie Nadau (1858 -) mariée à Hippolyte Fourticq  (1860 - 1894)
    • Marie Jeanne Nadau (1860 -)
    • Jean Marie Nadau (1862 -)
    • Marie Jeanne Nadau (1865 -)
    • Marie Delphine Nadau (1872 -)
  • Catherine Nadau (1814 -1838 )
  • Jean Marie Nadau (1817 - )
  • Marie Nadau (1819 -)
  • Jeanne Nadau (1822 -)

La maison Candauan

Candauan, dont la prononciation est candaouan, est l'orthographe bigourdane que l'on retrouve dans certains actes du XIX ème siècle, quand parfois, mais très rarement, le nom de maison est mentionné.

Les actes paroissiaux d'avant la Révolution mentionnent Candavant comme on peut le lire dans l'acte de naissance de Jean Etienne Hortiga. Ceci montre que le zèle des scripteurs écclésiastiques de la Monarchie a précédé celui des instituteurs de la 3ème République pour franciser les noms qui sentaient trop le terroir !

Origine du nom
Candauan ne désigne pas seulement la maison de même nom mais aussi deux parcelles de terre dont l'une était déjà de Pousadé et l'autre de Borie dans l'arpentement de la Baronnie des Angles de 1737 , arpentement dans lequel la maison Candauan est aussi recensée avec ses possessions. 
L'origine du nom ne pose pas de problème puisque sa traduction est champ de devant. Mais cela soulève une interrogation, car devant indique en principe " à l'orient " selon la terminologie de l'arpentement. Or la maison Candauan et les pièces de terre de même nom sont mentionnées comme étant "à l'occident ", c'est à dire à l'ouest du centre du village.

Implantation et aspect de la maison
Le plan cadastral napoléonien de 1809 (cliquez sur le lien)  révèle les changements subis par la maison depuis cette date. L'aspect extérieur conservé de la maison est représentatif de la maison paysanne du Pays de Lourdes, comme la maison de Coulat. A la différence de cette dernière, les linteaux en belle pierre de Lourdes de la porte et des fenêtres de Candaouan sont droits et non cintrés, ils sont typiques des constructions de la 2ème moitié du XIXème siècle.

Patronymes associés à la maison
Hourtiga, Baget, Vilon, Canton, Nadau, Lecerf, actuel ?

Jean Hourtiga Candauan décédé vers 1772, époux de Marie Cazavant décédée vers 1772, dont
  • Guilhaume Hourtiga Candauan (1740-1820), né et décédé à Bourréac marié avec Marie Pourtalet (1748 -1785) née à Lézignan, fille de Jacques Pourtalet et de Marie Vignau. Dont
    • Simone Hourtiga Candauan (1775-1850) née et décédée le 15/01/1850 à Bourréac , mariée avec Paul Baget (1756 -1829) né à Paréac le 23/04/1756, décédé le 15 mai 1829, à Candauan, fils de Paul Baget né à Visker et de Jeanne Mousseigne dit Tisné à Paréac. Dont
      • Jeanne Marie Baget Candauan (1796-1870), décédée le 19 avril 1870, âgée de 74 ans, mariée le 05 mars 1818 avec Domnique Vilon Pousadé (1797 -) fils de Dominique Vilon Pousadé (1770-1833), époux de Jeanne Thérèse Cassou Coulat. Dont
        • Jeanne Marie Vilon Candauan (1821 - ), née le 07/06/1821, mariée le 16 mars 1840 avec Jean Pierre Canton (1812 - ), né à Lézignan, fils de Laurent Canton et Simone Canton.
    • Jean Etienne Hourtiga Candauan voir la maison Arcos

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